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  • Rage Girl

T'es une femme, pas de bol

Dernière mise à jour : 15 mars 2020


Parlons des femmes, parlons des hommes et de l'actu.

Y’a pas que des sales types, c’est vrai. Mais comme ce sont les connards qui foutent principalement la merde, ce sont eux qu’on remarque et dont on parle le plus, malheureusement. Tels les envahisseurs, ils sont un peu partout, dans toutes les classes sociales, dans toutes les communautés. Souvent, ils atteignent les hautes sphères (d’une entreprise, d’un gouvernement, de l’art etc.). C’est d'ailleurs là qu’ils font le plus de mal, car ils établissent les règles selon leur connerie. Et ces derniers temps, certains s'en sont donné à cœur joie. Petit point sur l'actu de la semaine passée:

Le 49 :3 et notre chère assemblée nationale ça devient une habitude avec ce gouvernement. Les plus grosses enflures ouvertement affichées se targuent de nous museler, et surtout nous accusent de les avoir obligées à agir de la sorte. Aucun scrupule les gars !

La réforme des retraites, tout le monde est perdant, en dehors de black rock qui se frotte allègrement les mains. Mais les grandes perdantes sont encore et toujours les mêmes, les femmes (bordel de merde). Et si tu es une femme, pauvre et célibataire, c’est le tiercé gagnant pour vivre en plein air à 65 ans.


Je conchie cette oligarchie, déguisée en démocratie. Cette caste de l’aristocratie financière qui nous gouverne, elle-même déconnectée de toute réalité, mais qui pense savoir mieux que tout le monde ce qui est bon pour la France. Peu de possibilités d’y accéder si tu n’as pas d’argent ou de relations, si tu n’as pas fait l’ENA, ou quelques grandes écoles, mais surtout, si tu n’es pas prêt à t’essuyer les pieds sur ton prochain. Bref un milieu très chaleureux, peuplé principalement d’hommes ; plus exactement de l’homme blanc, en mode vieux misogyne à cravate, dégarni et bedonnant, qui n’a aucun égard pour la femme, ni aucune envie qu’elle ait une place parmi eux. C’est au prix d’une lutte acharnée que la parité s’installe doucement à l’assemblée nationale (on accepte les connasses maintenant), mais va falloir attendre encore un peu pour le respect et la considération. C’est un fait, une femme doit faire deux fois plus qu’un homme pour être prise à moitié au sérieux. En général, la femme est mieux appréciée en décoration. Si elle revendique ou défend ses idées, généralement elle se fait insulter, mépriser. C’est comme ça, messieurs, que vous avez généré des teigneuses, des pitbulls prêtes à vous sauter à la gorge, voire même des extrêmes connasses avides de pouvoir, rongées par la frustration et la rancœur. On a d'ailleurs quelques beaux spécimens en politique. Ci-dessous, la photo postée sur les réseaux sociaux par Christine Lagarde, présidente de la Banque Centrale Européenne.

On constate qu'il y a plus de femmes accrochées au mur, qu'assises à la table des dirigeants de la finance.


Les césars 2020 Magnifique festival de mauvaise foi, avec tous ces puissants du cinéma qui préfèrent récompenser un réalisateur en pleine accusation de viol et pédophilie. Oui il fait de super films, mais comme le souligne Blanche Gardin, on ne dira pas d’un boulanger accusé de viol qu’on lui pardonne parce qu’il fait une bonne baguette. Donc en toute moralité cette personne n’était pas à récompenser.

En revanche on va appuyer sur le soi-disant cachet bien dodu qu’a touché Florence Foresti pour présenter cette soirée de merde. N'empêche, personne ne voulait s’y coller. Cette délation vient du brave Cyril Hanouna, multimillionnaire grâce à ses émissions et l’exploitation des intermittents du spectacle (quand il n’engage pas des bénévoles). J'en déduis que lorsqu'une femme touche un gros salaire, ce n’est pas normal, c’est un scandale, on l’accuse alors de tous les maux de la terre. La traitresse a osé quitter le plateau! En y mettant un peu les formes, elle a dit ses quatre vérités avant de se casser. Après tout, ils ont voulu Florence, ils l’ont eue. La cérémonie des césars : Une grande mascarade peuplée d'égocentriques, pardon, de «l’élite du cinéma français », prêts à jouer n’importe quel jeu hypocrite pour bien se faire voir, gravir les échelons et avoir son nonos doré. Et Florence Foresti n’a pas respecté cela, l'impertinente ! Ce démon antisémite a désacralisé ce moment magique (tellement surfait), humilié les hauts dirigeants du cinéma et le groupe canal +. Aaah ! Que ça fait du bien! A défaut de leur faire honneur, elle leur a fait un gros doigt d’honneur. Merci Florence pour cette rébellion.


Que ce soit dans une assemblée nationale, dans une soirée mondaine ou quelques hautes sphères dirigeantes, ça dérange quand une femme ouvre un peu trop sa gueule sur sa condition. Ça fait grincer des dents. Quoi qu’elle puisse dire, ses mots seront tournés en dérision ou sévèrement critiqués. Et pour cause, quand tu prêches pour ta paroisse, l’impact est assez faible. Il faudrait plus d’hommes féministes pour défendre le statut des femmes dans notre société. Ils sont nombreux (j'en connais plein), mais pas encore assez. Ils sont plus mesurés que les femmes féministes, qui, frustrées de leur place au sein de la société, développent parfois une haine irrationnelle des hommes. Les hommes féministes sont plus dans une optique d’équité, et sont plus écoutés, non parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’ils ne sont pas des femmes. Tout comme il faudrait plus de blancs qui défendent le racisme anti-noirs, arabes, asiat’, etc. Bel exemple, Aïssa Maïga : quand t’es noire et que tu comptes les noirs dans une cérémonie mondaine du cinéma français, tu fais du tort à la cause que tu défends. Même si le message est juste, les gens n’y verront qu’une pleurnicharde communautariste, une victime pro-Black. Bouh! Caca. Alors que si le même message avait été porté par un blanc, l'approbation aurait été meilleure. Le public aurait vivement applaudi, la larmichette à l’œil, et les réseaux sociaux moins virulents.


Depuis cette magnifique soirée (personnellement j’ai beaucoup aimé ce malaise flottant dans la salle), les femmes se font lyncher dans les médias, sur les réseaux sociaux, sont trainées dans la boue et menacées de carrière brisée. Il y a de la furieuse rancœur dans l’air. Tant que la solidarité et le respect d’autrui seront mis de côté, on n’est pas prêt d’éradiquer la connerie sur terre. Heureusement, nous avons notre cher président Emmanuel Macron, alias Golden Gland, pour nous rappeler quelles sont les vraies valeurs à respecter.

Ci-dessous, un extrait de son discours émouvant, à l'occasion de la journée pour les droits de la femme 2020. Je ne sais plus si je dois rire ou pleurer... Société de merde!


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